4 août – My Lady Liberty

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« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » Benjamin Franklin

 

 

 

 

 

 

 
Monter dans la couronne de la statue de la Liberté devait être un des sommets de notre séjour à New York, et ce le fut. Pour avoir ce privilège, il faut réserver quelques mois à l’avance puisque peu de billets sont disponibles chaque jour, mais ça vaut vraiment le coup (et même pas le coût, puisque c’est à peine plus cher). Non pas tant d’ailleurs pour la vue qu’on a depuis là-haut que pour la vision de la structure interne de la Dame, ces poutres métalliques imaginées par Eiffel pour soutenir l’enveloppe de cuivre dessinée par Bartholdi.

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La face cachée de la Statue !

Et quand on a fini l’ascension (à pied), on a la surprise de se retrouver dans cette couronne qui paraît toute petite, seuls avec les deux employés de permanence, qui devancent les questions, proposent de prendre une photo.

 

Cette atmosphère intime contraste avec la fourmilière qui grouille aux pieds de la statue et avec le va-et-vient des vedettes pleines à craquer qui font la navette entre Battery Park (à la pointe sud de Manhattan), la statue de la Liberté et Ellis Island.

 

Car la visite de la statue est généralement jumelée avec celle de l’île voisine d’Ellis Island, qui fut le point d’entrée aux États-Unis pour douze millions d’immigrés entre 1892 et 1924. Le musée de l’immigration désormais installé dans les lieux est passionnant et on ne peut pas s’empêcher de se demander ce que peuvent bien penser les partisans de Trump dans la salle qui illustre la permanence et la bêtise des discours anti-immigrés… Les bâtisseurs de mur n’ont jamais bonne mine face à l’Histoire.

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Vue d’Ellis Island et de ses pavillons depuis la Statue

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Le poème d’Emma Lazarus qui, apposé sur le piédestal de la Statue depuis 1903, fit d’elle le symbole de l’accueil à bras ouverts des immigrés (« Donnez-moi vos pauvres… »).